Au nord, la République démocratique du Vietnam s'engage dans la reconstruction du pays, tandis qu’au sud, s’ouvre une lutte de 20 ans pour la libération nationale.
Ngo Dinh Diem qui gouverne le Sud-Vietnam est convaincu que si les élections avaient lieu, Ho Chi Minh l'emporterait. Il refuse donc d'appliquer les accords de Genève, et s'autoproclame président de la République du Sud-Vietnam, avec l'assentiment des Etats-Unis.
Le 12 décembre 1955, les Etats-Unis ferment leur consulat à Hanoi. Au début des années 1960, un vaste mouvement anti-Diem emmené par les étudiants et le clergé bouddhique traverse tout le Sud. En novembre 1963, Diem est renversé et assassiné.
La guérilla communiste lance la campagne de libération du Sud dès 1959. En même temps que Hanoi passe de la lutte politique à la lutte armée, la piste Ho Chi Minh est prolongée.
Au début de 1965, le gouvernement de Saigon est dans une situation désespérée, et ses forcées armées se préparent à évacuer Hué et Danang. Les États-Unis s’apprêtent à envoyer leurs premières troupes.