- Lexique
La langue vietnamienne ne se parle pas : elle se « chante ». Chaque syllabe peut être modulée de six façons différentes, ce qui en affecte le sens. Ainsi, ca peut vouloir dire « poisson », aubergine » ou « chanson », selon son accentuation... rien de facile à l'heure des repas !
Malgré la subtilité des tons, la grammaire reste simple et l'on aura vite fait de saisir quelques expressions. Cet effort, grandement apprécié des Vietnamiens, facilitera contacts et amitiés. Les prix baisseront même au marché !
- Expressions courantes
Oui : dạ (sud), vâng (nord).
Non : không.
Où… ? : ở đâu ?
Quand ? : lúc nào ?
Combien ? : bao nhiêu ?
Je ne comprends pas : tôi không hiểu.
Parlez-vous français ? (ông) có nói tiếng Pháp không ?
Je suis... : Tôi là người...
français / belge / suisse : Pháp / Bỉ / Thụy sĩ.
- Usage politesse
L'hospitalité vietnamienne est bien connue, et l'hôte tentera de combler les moindres désirs de son invité. On se déchausse habituellement à l'entrée des maisons et des temples, et l'on salue en joignant les paumes. Il n'est pas usuel de faire la bise, surtout aux femmes. Hors des métropoles, la tenue vestimentaire est conservatrice : en tenir compte lors des visites de maisons privées et d'édifices religieux.
A Hué, l'accès des lieux historiques est interdit à ceux et celles dont l'habillement n'est pas convenable (shorts, débardeurs, etc.).
Pour les bouddhistes, la tête est sacrée et les pieds sont impurs. Il faut donc éviter de toucher la tête des gens ou de pointer le pied ou le doigt vers quiconque, encore moins vers les statues ou les autels des ancêtres.
Quant aux baguettes nonchalamment plantées à la verticale dans un bol de riz, elle sont un symbole de mort à éviter partout en Asie.
L'échange de cadeaux est un prélude indispensable à toute relation d'affaire et de menus souvenirs tels que stylos et livres seront appréciés. Le cadeau est rarement ouvert en présence de celui qui l'offre : le vietnamien signifie ainsi que le geste lui est plus précieux que le contenu.
Les vêtements de guerre et les casques kaki sont malvenus au sud du pays. Finalement, on prône le contrôle des émotions en tout temps. Faire « perdre la face » à un vietnamien est une offense, peu importe la situation.